

En 1992, elle réussit
le Brevet et poursuit ses études au lycée Charles De Gaulle
de Saint-Louis, une ville située au Nord du Sénégal
où en 1996 elle obtient avec brio le
Baccalauréat Série Littéraire. En 1993,
elle fait connaissance avec le Doyen du cinéma africain, Sembène
Ousmane qui, pour l’initier au cinéma la confia au Père
Jean Vast, fondateur du Centre Catholique de Communication Daniel Brottier
de Saint-Louis et président de la fondation Jean Vast pour le cinéma.
Dans la même période Père Vast retourne en France et
c’est son successeur Père Joseph Lambrecht qui l’initia
aux métiers de l’image (Photo et vidéo). C’est
dans ce centre qu’elle a aussi appris les ficelles de la rédaction
de scénario sous la direction de Omar Ndiaye et aussi la technique
scénique précédée par la théorie qu’elle
découvre grâce aux centaines de documents dont est doté
le centre Daniel Brottier. En 1996, elle poursuit
des études de Lettres Modernes à l’université
Gaston Berger de Saint-louis. La même année, elle se présente
au Concours International d’Entrée à l’Ecole Européenne
du Scénario de Paris et elle fait partie des trente candidats qui
ont été sélectionnés mais elle n’intègre
pas l’école, faute de bourse d’études. Cette déconvenue
qu’elle considère comme un catalyseur renforce sa passion pour
le cinéma et la plonge dans l’écriture de scénarios
et de pièces de théâtre. Alors qu’elle était
en année de Maîtrise, en mai 2001
elle rédige une pièce de théâtre intitulée
« Au nom de Sanar ! ou l’Etudiant Rouge »
qu’elle publie sur les presses des Editions du Livre Universel (E.L.U)
de Dakar en juillet 2001. Ainsi sa première œuvre publiée
est cette pièce de théâtre qui met en scène la
vie estudiantine. Elle se spécialise en Littérature Africaine
et obtient à l’université de Saint-Louis une Licence,
une Maîtrise avec la mention Très Bien et un DEA sanctionné
également d’une mention Très Bien. Sa passion pour le
cinéma la pousse à soutenir en février 2002
un mémoire de Maîtrise sur les rapports entre la littérature
et le cinéma africains, ce qui fait d’elle en tant qu’étudiante
la pionnière dans ce domaine de recherche à l’université
de Saint-Louis. Le sujet de ce mémoire s’intitule ainsi :
« Xala d’Ousmane Sembène : analyse narratologique du
« dit » et du « vu ». En novembre 2002,
elle créa à l’université de Saint-Louis une troupe
de théâtre sous l’appellation de l’académie
de théâtre "Le Campus Art". Cette académie
de théâtre est composée d’étudiantes et
d’étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis
particulièrement ceux qui sont inscrits au département de
Lettres Modernes. Tout en continuant à travailler dans le Campus
Art en tant que metteur en scène et Directrice Artistique, Hadja
Maï prépare depuis 2003 un Doctorat
en Littérature Générale et Comparée à
l’Université Paris 12 Val-de-Marne. Elle vit actuellement à
Lieusaint (Paris) où elle s’est installée depuis deux
ans. Le sujet de sa thèse de doctorat porte sur les interactions
entre toutes les œuvres littéraires de Sembène Ousmane
qui ont été adaptées au cinéma. En 2004,
elle présente, préface et publie un roman posthume intitulé
« Le coût d’une évasion » écrit
par Lamine Coura Guèye décédé
en 1998. En dehors de ses productions dans le domaine des arts du spectacle
et de la littérature, depuis un an, elle se consacre à l’écriture
de textes destinés à la musique, ainsi elle est la conseillère
en écriture de Abdou Guité Seck, une grosse pointure de la
musique sénégalaise.
En
tant qu’Africaine, son plus grand combat social, qui pour le moment
est spirituel, est l’insertion social des enfants-mendiants appelés
« Talibé » et la réhabilitation des femmes de
ménages nommées « Bonnes ».
Elle envisage faire partie des jeunes africains qui porteront hors des frontières
l’image de l’Afrique par le canal du cinéma. Ainsi, Hadja
Maï Niang sera effectivement la fille de Papa Sembène.
Franck
Plasse
Directeur général adjoint des services de la mairie de Lieusaint
Scénariste du film Solstices
Liens
Les livres de H. M. Niang, sont disponible sur le site.